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mardi 21 décembre 2010

Lettre pour l’hôpital

J'étais cette personne...le cerveau secoué, le coeur très froid, c'est ce qu'on appelle l'effet Orangina.
Jusqu'à ce jour où la météo a servit d'agence matrimoniale. Pluie torrentielle, tonnerre assourdissant et puis Le coup de foudre...

Dans cette foule de vacarme, tu étais un aimant, mon coeur était en fer. En titubant, je me suis rapproché de toi, avec les mêmes sentiments qu'un touriste qui s'approcherait de la Joconde. Leonard de Vinci est un artiste Dieu aussi, je l'ai su en admirant tes yeux, maudits soient les lunettes qui les couvriront et celui qui les mouillera, et seule de la soie mériterait de t'essuyer les larmes.

Mes mots sortent du dictionnaire sur leur 31, pour qu'enfin ma langue française puisse caresser la tienne. tu n'es pas le genre de fille à qui l'on donne le numéro de compte avant le numéro de téléphone, celle sur qui sont passés plus de doigts que le clavier d'un ordinateur de Publinet.

Discret, je suis pudique par nature, ceux qui ont voulu mettre le nez dans mes affaires, s’en sont sortis, au mieux, avec un rhume.
Mon cœur est un désert, ton amour fut la pluie qui le fit fleurir. La lueur d’espoir a imprégné la couleur de mes nuits. Elles sont devenues blanches. Je ne dors plus en pensant à toi, cela fait environ 23 ans que l’on ne se connaît pas. Tu as eu une vie avant moi, je ne voudrais pas en avoir une après toi.

Mes amis m’ont secoué, ils m’ont dit de faire la part des choses, de ne rien mélanger, à part le whiskey et le coca, la weed et le tabac. Malheureux ne mélange rien ! Ne mélange rien m’ont ils dit ! Ne mélange pas Amour et attirance physique.
Mes amis m’ont dit l’amour ça ne te regarde pas ! Il est aveugle.
Mes amis m’ont dit Les princesses du XXI ème siècle sont plus intéressées par le cheval que par le prince charmant qui le monte.
Moi je restais silencieux, imaginant la scène où comment un malheureux bout de fer pourrait faire pour repousser un aimant.
Et j’ai tourné le dos à la vérité ! Elle voulait me crever les yeux.
En me disant que mes amis broyaient du noir, qu’ils ne voyaient pas très clair, c’est normal après tout ils sont dans la pénombre , j’ai attendu que la lune soit pleine pour te la décrocher !

Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ils veulent mener la danse, OK ! Si ça leurchante ! Mais moi je suis comme un sourd en discothèque, j’ai toujours refusé d’être dans le rythme.
Et j’ai tourné le dos à la vérité. Elle voulait me crever les yeux !

Tu étais ma rose et j’étais loin de me douter à quel point tes épines étaient aiguisées.
Aujourd'hui, j'ai besoin d'aide. Les secours tardent… j’ai envoyé un courrier recommandé pour demander une ambulance à l’hôpital.

J'ai mis l'amour de coté, comme une ficelle de string...

Dans le catalogue de l’amour, je ne suis pas à la page.
Si l’amour était aussi accessible que dans les publicités de dentifrice, ton sourire serait la lueur de mes matins, je te dirais « Je t’aime » aussi souvent que « Bonjour ».
L’eau de rose serait l’encre de mon stylo, celui qui te dessinerait ma flamme, une flamme tellement ardente qu’a sa lecture… elle te fera transpirer des yeux.
A mon cœur qui saignerait, tu serais le seul sparadrap. L’amour est aveugle, le mien ne verrait plus que toi.
Et puis tant pis, je t’achèterai un cadeau à la St Valentin, après tout, toutes les fêtes sont commerciales, non ? Même ton anniversaire fait vendre !
Si un jour, tu venais à me larguer, je tenterais un nième « come-back » comme Michael Jackson. Mais si tu venais à partir, tu emporterais mon cœur avec toi, tu me verrais plus tard, allongé sur un lit d’hôpital, la cage thoracique à l’air, attendant une greffe d’organe.
Moi, philosophe ? Peut être…mais ce qui me rapproche le plus de Descartes, c’est que je cogite - quand je pense à toi… je fais les cents pas. Je stress depuis que j’ai fais ta connaissance, les cigarettes s’enchainent, et aujourd’hui j’ai assez de goudron dans les poumons pour que tu puisses construire l’autoroute qui mènera vers mon cœur. Mais comme sur chaque autoroute, il y a un péage !

Mes sentiments, telle la femme saoudienne, ont besoin d’une révolution pour être dévoilés.
Tu veux que je te fasse part de mes émotions ? Tu veux que je me livre à chaud …mais je ne suis pas une pizza !
Petit à petit, tu voudras m’uriner dessus, et tu voudrais que je sois positif ? Mais je ne suis pas un test de grossesse.
Il faut que je prenne mes distances avec l’amour. Il me serre trop fort, son 90D m’étouffe et ses talons-aiguilles me transpercent le cœur.
Et tant pis si je me répète, mais les hommes ont mis l’amour de coté, comme une ficelle de string, depuis qu’il les accueille les jambes ouvertes

De nos jours, les jeunes, hommes ou femmes, marquent d’une empreinte digitale les endroits intimes de leurs conquêtes "amoureuses". Les filles ont grandi, elles ne sucent plus… leur pouce. Elles ont pour modèle Paris Hilton ou Lolo Ferrari et diront que l’amour a un arrière-gout de latex. A leur tour, les garçons prétendront que c’est un sport qui muscle les poignets.

Aujourd’hui le meilleur endroit pour faire connaissance n’est plus un café, c’est plutôt MSN ou FACEBOOK, on peut y dire tout et n’importe quoi, pourvu que cela soit suivi d’un « lol ». « C’est quoi ta position préférée ? looool ». Tout se fait à distance, c’est la génération Bluetooth. Les flirts commencent sur FACEBOOK. Le sexe se poursuit par webcam et tes descendants finissent dans un mouchoir au fond d’une poubelle.

A une époque où l’avortement fait autant de morts que le SIDA, où passer l’aspirateur est motif de rupture dans un couple, où le silicone devient une denrée rare, les querelles amoureuses aboutissent à une séparation et s’il y avait eu des avocats à l’époque d’Adam et Eve, j’aurais pu dire que tous les mariages finissent par un divorce. Alors Céline Dion aura beau chanter toute sa vie… l’amour tout comme une prostituée vierge, n’est pas fait pour durer.

Il faudra bien plus que de la petite monnaie pour franchir les péages sur l’autoroute de mon cœur…